Droit immobilier & Famille

Divorce et partage des biens immobiliers

Le partage des biens immobiliers lors d'un divorce nécessite une expertise juridique précise. Régimes matrimoniaux, évaluation, options de sortie : découvrez vos droits et obligations.

Publié le 15 décembre 2024
Lecture 8 min
Maître Kelly Guilbert

Les enjeux patrimoniaux du divorce immobilier

Le patrimoine immobilier représente souvent l'actif le plus important d'un couple. Lors d'un divorce, sa répartition dépend du régime matrimonial choisi au moment du mariage. Résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs : chaque situation nécessite une approche spécifique.

Impact du régime matrimonial sur le partage

Communauté réduite aux acquêts

Régime légal français. Les biens acquis pendant le mariage sont communs et partagés à parts égales. Les biens propres restent à leur propriétaire initial.

Séparation de biens

Chaque époux conserve la propriété des biens qu'il a acquis. Seuls les biens en indivision sont concernés par le partage.

Communauté universelle

Tous les biens, même antérieurs au mariage, deviennent communs. Partage intégral du patrimoine immobilier à parts égales.

Les étapes du partage immobilier

1

Inventaire du patrimoine immobilier

Recensement complet des biens : résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs, terrains, parts de SCI. Identification du régime de propriété de chaque bien.

2

Évaluation par expertise

Expertise immobilière réalisée par un professionnel agréé. L'évaluation doit être récente et tenir compte de l'état du marché au moment du divorce.

3

Choix de la solution de partage

Attribution préférentielle, vente amiable, vente aux enchères ou indivision post-conjugale. Chaque solution a ses avantages selon la situation familiale et financière.

4

Formalités notariales

Rédaction des actes de partage, calcul des soultes, transferts de propriété, radiation des hypothèques. Le notaire sécurise l'opération juridiquement.

Les options pour la résidence principale

Attribution préférentielle

Un époux conserve le logement familial et verse une soulte à l'autre. Solution privilégiée quand il y a des enfants mineurs.

  • • Stabilité pour les enfants
  • • Maintien dans l'environnement familier
  • • Nécessité de financer la soulte

Vente du bien

Vente amiable ou aux enchères publiques. Le produit de la vente est partagé selon les droits de chaque époux.

  • • Liquidation rapide de l'actif
  • • Partage équitable du produit
  • • Frais de vente à prévoir

Aspects fiscaux et coûts

Droits d'enregistrement

Les actes de partage sont soumis à un droit fixe de 125 € par acte. Pas de droits de mutation à titre onéreux.

Exonération de plus-value immobilière sur la résidence principale

Frais professionnels

Honoraires d'avocat, frais de notaire, expertise immobilière. Budget à prévoir : 2 à 4 % de la valeur des biens.

Possibilité de prise en charge partagée des frais

Votre patrimoine immobilier nécessite une expertise juridique

Maître Kelly Guilbert, spécialiste en droit immobilier et droit de la famille, vous accompagne dans le partage de vos biens. Une stratégie personnalisée pour protéger vos intérêts.

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